samedi 25 août 2018

Je vais sauver le SAMU (et peut être même le systeme de santé)

Cher lecteur,
Comme tu le sais je ne suis jamais à court d'idée et bien que personne ne m'ait rien proposé suite à mon billet pour devenir conseiller de ministre (ici), je continue à apporter mon aide, et en plus bénévolement. Oui je sais, vous ne me méritez pas.
Depuis quelques mois, nos actualités sont émaillées de polémiques sur les carences supposées du SAMU avec cette semaine, une enquête du point sur les appels non répondus par le SAMU (lecteur du recueil de mes chroniques, best seller depuis des années, on est en aout 2018). J'en profite pour remercier certains amis de la médecine d'urgence, travaillant généralement chez les pompiers pour l'aide qu'ils nous apportent en distillant certaines de ces informations. 
Pour résumer, nos services d'aide médicale urgente sont dépassés et ne peuvent répondre aux appels des patients. Les assistants de régulation médicale (ARM) sont insuffisamment nombreux pour décrocher et comme dans notre système, les appels sont ensuite passé à un médecin, on se doute que là aussi c'est super compliqué. Alors évidemment, on se dit qu'il faut embaucher plus d'ARM et plus de médecins. 
Mais il y a plusieurs écueils. Le premier comme d'habitude c'est l'argent puisque la santé dépense trop et le deuxième c'est qu'on manque déjà d'urgentiste. Alors d'autres (généralement avec des véhicules rouges) vous diront qu'ils ont la solution et qu'il faut faire plateforme commune (de préférence sous leur commandement) mais c'est avoir une courte vue car l'activité étant en augmentation, ces services vont être débordés et ils réclameront aussi des sous (qui certes viendront du ministère de l’intérieur mais au final de la poche du contribuable).
Et pourtant la solution existe et elle est sous notre nez. C'est une solution disruptive et start-up nation. 
Que reproche t-on à nos SAMU? D'être de piètres centres d'appel. Or il existe déjà de nombreux centres d'appels et afin d'économiser ces centres sont situés dans des pays francophones où la main d’œuvre est moins chère. 
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Alors j'entends des mauvais coucheurs dire que la régulation ca n'est pas un centre d'appel comme les autres. Ca nécessite de l’expérience de la formation. Mais qui dit le contraire? Dans ces pays francophones, il y a des personnels de santé formés, infirmières, médecins dont beaucoup sont obligés de s'exiler en France pour gagner correctement leur vie. Les conséquences sont importantes pour eux mais également pour leur pays qui perd une élite. Et ce sont déjà eux qui travaillent dans nos services d'urgence en métropole. D'autres esprits chagrins me disent qu'ils ne connaissent pas le terrain. A croire que ces bonnes âmes n'ont pas google map. Et avec d'autres outils modernes comme l'IA et la télétransmission, d'autres choses seront rapidement possibles. Les sources d'économies seront nombreuses, en formation, en salaires et en concentration puisque un centre d'appel pour la France entière suffira.
Et bien sur il ne faudra pas se limiter au SAMU, on pourra inclure rapidement les pompiers. Et aller au delà. Il y a en France déjà de gros problèmes de radiologie la nuit et il existe des centres qui assurent la lecture des images scanographiques la nuit. Pourquoi ne pas les externaliser complètement ? En fait ça existe déjà pour certains pays anglo-saxons.



Alors d'autres âmes chagrines et probablement rétrogrades nous diront que jamais jamais jamais les français n'accepteront. Chaque années ils sont déjà nombreux à aller se faire soigner les dents ou faire de la chirurgie esthétique à l'étranger. Eux ils ont déjà franchi le pas.
Alors cher lecteur, si tout ça t'enerve, si tu te dis que j'ecris pas ça parce que je n'aime pas l'extra hsopitalier ou ses effecteurs, dis toi plutôt que si moi j'y ai pensé alors que je ne suis qu'un pauvre urgentiste intra hospitalier, je ne dois pas être le seul. On nous vend actuellement des cabines de télémédecine ou le médecin apparait sur un écran. Quel peut être le modèle économique à terme? Mystère. Ou pas.
Alors si on ne veut pas que ça arrive (et malgré tout ce qu'on peut penser, je ne le veux pas non plus, quoique ça ramènerait des urgentistes au SAU, là y a un emoji en clin d'oeil) trouvons des solutions innovantes, médicalement adaptées et économiquement viables (oui oui) avant que d'autres en trouvent pour nous.