vendredi 3 janvier 2020

Soyons les acteurs de l'avenir!


Chers collègues,
Je sollicite votre vote pour entrer au conseil d’administration de SUdF.
J’ai découvert la médecine d’urgence il y a longtemps, d’abord dans sa pratique extra hospitalière puis intrahospitalière, comme étudiant hospitalier puis comme interne. Après un bref écart dans l’industrie, j’y suis retourné rapidement et depuis je m’y suis investi pleinement, dans les services où j’ai travaillé, y prenant peu à peu des responsabilités, ainsi que dans les instances et notre société savante. Pour completer mes connaissances, j’ai également fait une thèse d’université  sur les flux des urgences.
Actuellement je dirige les urgences et le SMUR de St Denis (93) et je construis ce qui sera demain l’observatoire régional des soins non programmés d’Ile de France.
Si je veux m’investir à SUdF, c’est que je pense que la médecine d’urgence est à un tournant. Notre univers est en train de basculer et un positionnement conservateur entrainerait notre chute. Nous devons accompagner les changements tant des ressources humaines : infirmières de pratiques avancées (aux urgences, en SMUR ou en régulation), ambulanciers avec des formations étendues, paramedics peut être, que technologiques avec l’irruption de tous les niveaux de télémédecine jusqu’à l’intelligence artificielle. Nous devons accompagner les nouveaux modes de régulation, de soins extra hospitaliers et remettre dans nos SAU la médecine d’urgence au centre de notre pratique.
Si nous voulons faire entendre notre voix, nous ne pouvons plus rester en défense, dans une attitude fermée, espérant que notre forteresse ne succombera pas aux prochains coups de ceux considérés comme nos adversaires alors que ce sont nos partenaires tous les jours sur le terrain.
Ma candidature va en étonner quelques-uns qui pensent que je suis l’ennemi de l’extra hospitalier. C’est faux. Je leur rappelle que j’ai été un des seuls à défendre le SAMU et la régulation sur les réseaux sociaux  lorsqu’il a été attaqué dans l’affaire de Strasbourg en 2018 et bien que partisan d’un numéro unique (nos compatriotes ne comprennent rien au système actuel), je me heurte régulièrement à ceux qui souhaitent un secours uniquement sous l’égide du ministère de l’intérieur. Je pense simplement que celui-ci comme l’intra hospitalier doit évoluer.
Nous sommes une seule spécialité, répètent quelques un voulant protéger leur spécificité. Je pense moi aussi que nous sommes une seule spécialité et donc  je suis pour la polyvalence et j’ai eu l’occasion de vous le démontrer lors de notre assemblée générale, à l’invitation de François Braun (la vidéo est en dessous). Cette polyvalence est la pratique normale pour beaucoup d’urgentistes. Elle est rarement représentée dans nos syndicats et sociétés.
Alors chers collègues, si je suis élu (et donc que vous avez voté pour moi), je m’engage à apporter à notre syndicat une parole libérée des contraintes corporatistes et conservatrices. 

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